Les problèmes éthiques
· Ces techniques imposent le plus souvent une stimulation ovarienne pour obtenir plusieurs ovcytes donc plusieurs embryons.
· Il est nécessaire parfois de conserver les embryons d'un cycle sur l'autre par congélation et création ainsi d'embryons surnuméraires.
· Il peut y avoir nécessité d'un don de
gamètes : spermatozoïde ou ovule, par un tiers donneur. Ces techniques
posent de nombreux problèmes médicaux et éthiques et
ont été cadrées par la loi bioéthique du 29 juillet
1994. Les féministes ont dès le début de ces PMA alerté
l'opinion publique sur les risques d'instrumentalisation encourus par les
femmes et les risques pour leur santé. Beaucoup de ces peurs ont disparu
avec l'évolution des techniques et un encadrement médical strict.
32 741 FIV ont été réalisées en 1998.
Les principaux problèmes actuels
1) Les grossesses multiples
Les risques d'hyper stimulation ovarienne (HSO). L'induction de l'ovulation doit être extrêmement bien conduite si l'on veut éviter la production de trop nombreux ovocytes en cas d'insémination.
· Lors d'une FIV il faut limiter les réimplantations à 2 ou 3 embryons
· En cas de grossesses multiples ( à partir de 3 embryons), il est proposé une réduction embryonnaire : avortement d'un ou plusieurs embryons, ce qui implique un choix très douloureux pour la femme
· Risque de prématurité
2) Le sort des embryons surnuméraires
Certains embryons sont congelés pour un nouvel essai lors d'une FIV. Lorsque le couple ne les utilise pas, quel doit être leur devenir : don, recherche, destruction ...
3) L'intervention d'un tiers donneur
Un don de gamète est pratiqué quand l'un des conjoints est stérile : don de sperme, don d'ovule. Le don de sperme se pratique de manière anonyme et gratuit dans les CECOS : le sperme est congelé et les couples font une demande au CECOS. Le don de sperme se pratique depuis 1975, il reste actuellement anonyme. Le don d'ovule est beaucoup plus difficile à réaliser. La femme donneuse doit être stimulée et subir une ponction. Il est aussi anonyme. Certains pays, comme la Suède, ont levé l'anonymat sur cette parenté "biologique".
Une nouvelle technique nécessitant une PMA est actuellement utilisée
: DPI ( Diagnostic pré-implantation).
Il ne se pratique dans deux centres en France depuis un an : Béclère-Necker,
Strasbourg et bientôt à Montpellier.
· il s'adresse à des couples à risque de transmission
d'une maladie génétique très grave.
· il s'agit d'analyser les embryons avant leur implantation
· il nécessite une FIV et une biopsie embryonnaire au stade
de 6/8 cellules, le troisième jour après la fécondation
· l'embryon n'est réimplanté que s'il n'est pas porteur
de l'anomalie. Ceci évite aux femmes de porter leur ftus jusqu'au
stade de l'amiocentèse à 18 semaines et d'avoir à subir
un avortement thérapeutique tardif. Ce qui était jusqu'ici la
seule solution. Certaines femmes ont ainsi subi plusieurs IMG.
Le DPI a soulevé en France un important débat
sur les possibles dérives eugéniques qu'il implique.
La pratique est strictement encadrée par les lois bioéthiques
du 29 juillet 1994. La loi bioéthique du 29 juillet 1994 a encadré
les PMA réservant leur utilisation dans le cadre stricte des couples
stériles :
· en âge de procréer
· mariés ou en concubinage depuis 2 ans
Ceci excluant : les mères porteuses, les grossesses après
la ménopause, la grossesse chez une célibataire ou chez un couple
d'homosexuelles et la PMA post mortem après la mort du conjoint. Cette
loi devait être révisée après 5 ans. Le projet
vient seulement d'être proposé au gouvernement en juin 2001 et
ne devrait passer devant l'assemblée que début 2002.
Elle devrait autoriser la recherche sur les embryons surnuméraires
non utilisés par les couples.
Ce projet proposait l'autorisation du clonage thérapeutique. Cette technique (dont le nom est mal choisi) permet la fabrication d'un embryon à partir d'une seule cellule d'un individu et d'un ovocyte d'une donneuse dans le but de produire des cellules souches embryonnaires à visée thérapeutique. Cette technique ayant suscité beaucoup de controverses a été retirée du projet.
Le projet permet l'insémination ou la FIV post mortem
en cas du décès du conjoint si la demande est faite dans l'année
qui suit cette mort.
Rien n'est prévu pour les célibataires ou les homosexuelles.
De nombreux problèmes restent posés
· pour la santé des femmes : on a
évoqué la possibilité de cancer de l'ovaire après
les stimulations. Ceci n'a pas été prouvé.
· le devenir des enfants nés des PMA : en particulier l'ICSI
puisque cette technique nécessite une manipulation des gamètes.
· le prix : 3 300 F. par cycle d'IIV (limités à 6).
15 500 F. par cycle de FIV (limités à 4)
L'existence de ces techniques et leur médiatisation, leurs dérives
à l'étranger, laissent penser aux couples que l'enfant est toujours
possible. Ce qui est faux. Il reste des stérilités qui ne peuvent
être traitées.
REFERENCES