On entend souvent :
« Touche pas à ça, c'est sale. »
« Si tu n'es pas sage, il va tomber. »
« Tu vas attraper des maladies. »
«Tu n'en a pas. »
« Tu sors, fais pas de bêtises. »
« Après la ménopause une femme est une vieille femme»
« T'es encore sortie avec des garçons, dégoûtante. »
« Rentre tes poules, je sors mon coq. »
« Toi tu t'en fous, elle, elle n'a qu'à se débrouiller. »
« Une femme qui a ses règles fait tourner la mayonnaise»
« C'est pas l'affaire des hommes. »
« Pleurer comme une fille, être courageux comme un garçon. »
« Une occupation de femme, un métier d'homme. »
« C'est une fille facile. »
« Si on leur permet, ils vont en profiter. »
« Il (ou elle) la (ou le) tient par les sens. »
Ces petites phrases
grivoises, anodines ou menaçantes, ces idées reçues ou transmises sans y réfléchir, ces lieux communs entendus dans la famille, dans la rue, à l'école, et répétés « sans penser à mal », reflètent la peur, l'ignorance, la culpabilité qui, dans notre société, s'attachent traditionnellement à notre sexualité pour en faire une réalité déformée, triste, routinière.
Les graffiti des latrines publiques
dénoncent notre misère sexuelle. En effet, les wc publics sont couverts d'inscriptions pornographiques et obscènes. Elles témoignent du désarroi de beaucoup de gens sur les questions sexuelles : la solitude, la honte, et l'impossibilité, pour les enfants, comme pour les adultes, d'en parler, donc de trouver des réponses. On peut effacer ces inscriptions avec de la peinture après avoir décerné à leurs auteurs le titre de pervers ou d'obsédés sexuels. Nous prenons le parti de répondre à ce que nous considérons comme un appel urgent : une demande de communication.
Le normal, l'anormal.
Il n'y a pas une façon d'agir normale et une façon anormale ou perverse. Les notions de normal et d'anormal ne sont pas fondées scientifiquement. Ce sont des notions statistiques, culturelles et traditionnelles qu'il ne faut pas ériger en dogme. Par exemple, la masturbation était décrite comme le pire des maux par les médecins du siècle dernier.
Si elle s'est fait violer, c'est qu'elle l'a cherché.
FAUX
On entend malheureusement souvent ce genre de phrase. Ce préjugé est absolument abominable : c'est l'agresseur qui est le coupable et non la victime !
Fil Santé Jeunes
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